Ce printemps 2012, la population de quatre cercles communaux jurassiens (Franches-Montagnes, Val-Terbi, Haute-Sorne, Fontenais-Bressaucourt) devra se prononcer sur la fusion de leurs communes respectives. On peut se poser des questions sur la légitimité et l’utilité réelle de cette tendance générale à la centralisation, ainsi que sur le rythme effréné auquel on réduit le nombre de communes.
Il y a fusion et fusion. Pour certaines, il s’agit de « macrofusions », telle celle des Franches-Montagnes, prévoyant de réduire drastiquement le nombre de communes du district. Cette fusion a été proposée il y a à peine 2 ans et devrait entrer en vigueur l’an prochain. Les Verts jurassiens se déclarent vivement contre ce type de fusions lourdes, imposées au nom d’un progrès illusoire et contre la perte d’une démocratie directe des petites communes. On peut opposer ce cas extrême aux « microfusions », dont plusieurs se sont déjà réalisées dans le canton. Elles se font entre deux communes, par besoin réciproque et logique naturelle. Elles ne suscitent que peu de heurts ou d’oppositions, car elles émanent d’un vœu de la population elle-même.
Quant à l’argument financier, qui est souvent avancé comme étant le principal avantage des fusions, il ne tient pas sérieusement si l’on prend en compte la professionnalisation du personnel des nouvelles communes, qui fera augmenter drastiquement le coût de nombreuses tâches; par ailleurs, le nombre de postes prévus semble largement sous-estimé dans la plupart des projets si on le compare au budget de villes déjà existantes (Porrentruy par exemple).
Les Verts jurassiens défendent la démocratie de base, le droit à la différence, à la diversité et à l’autonomie, au contraire d’une tendance qui voudrait uniformiser les structures de la société, soi-disant au nom d’une meilleure efficacité. Avec ce genre d’arguments, on finit par n’avoir plus qu’une seule sorte de tomates dans le monde entier ; cubiques, parce que c’est plus pratique à empiler.
Que les citoyennes et les citoyens concernés fassent leur choix, en toute liberté, après des débats basés sur une information objective, en pesant soigneusement le pour et le contre et sans se faire bousculer par des arguments néo-économiques fallacieux.
25.1.2012
Il y a fusion et fusion. Pour certaines, il s’agit de « macrofusions », telle celle des Franches-Montagnes, prévoyant de réduire drastiquement le nombre de communes du district. Cette fusion a été proposée il y a à peine 2 ans et devrait entrer en vigueur l’an prochain. Les Verts jurassiens se déclarent vivement contre ce type de fusions lourdes, imposées au nom d’un progrès illusoire et contre la perte d’une démocratie directe des petites communes. On peut opposer ce cas extrême aux « microfusions », dont plusieurs se sont déjà réalisées dans le canton. Elles se font entre deux communes, par besoin réciproque et logique naturelle. Elles ne suscitent que peu de heurts ou d’oppositions, car elles émanent d’un vœu de la population elle-même.
Quant à l’argument financier, qui est souvent avancé comme étant le principal avantage des fusions, il ne tient pas sérieusement si l’on prend en compte la professionnalisation du personnel des nouvelles communes, qui fera augmenter drastiquement le coût de nombreuses tâches; par ailleurs, le nombre de postes prévus semble largement sous-estimé dans la plupart des projets si on le compare au budget de villes déjà existantes (Porrentruy par exemple).
Les Verts jurassiens défendent la démocratie de base, le droit à la différence, à la diversité et à l’autonomie, au contraire d’une tendance qui voudrait uniformiser les structures de la société, soi-disant au nom d’une meilleure efficacité. Avec ce genre d’arguments, on finit par n’avoir plus qu’une seule sorte de tomates dans le monde entier ; cubiques, parce que c’est plus pratique à empiler.
Que les citoyennes et les citoyens concernés fassent leur choix, en toute liberté, après des débats basés sur une information objective, en pesant soigneusement le pour et le contre et sans se faire bousculer par des arguments néo-économiques fallacieux.
25.1.2012
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